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Slow fashion, le futur de la mode

La semaine dernière, le journal télévisé de France 2 nous a montré des images de glaciers en Chine qui fondent à une vitesse vertignineuse, soulignant ainsi que la fonte des glaces ne concerne pas que le Pôle Nord. Autre signe alarmant, les espèces animales disparaissent partout et rien qu’en France le nombre d'oiseaux sauvages a chuté d’un tiers en une dizaine d’années. Dans la dernière émission Envoyé Spécial, la question a carrément été posée sur la disparition définitive des insectes et des oiseaux. Force est de constater que notre comportement et cohabitation avec la nature doivent changer avant qu'il ne soit trop tard. Les changements à adopter vont être nombreux et variés. Pour prendre un seul exemple, il est clair que nous allons devoir réduire notre consommation de viande, que nous décidions de devenir vegan ou pas. La planète ne supporte tout simplement plus cet élevage industriel tel qu'il se pratique aujourd’hui. Idem pour le poisson dans la mer où bientôt nous allons avoir plus de déchets en plastiques que d’espèces marines.

Le monde de la mode représente une infime partie de ce qui changera dans les années à venir car nous ne pouvons plus produire et jeter tout comme aujourd’hui et la mode textile comme celle de l’accessoire sont bien évidemment concernées, sans oublier la pollution due à la fabrication, aux colorations du textile et du cuir et aux transports à travers le monde. Jusqu’à aujourd’hui le styliste dessinait sa collection et cherchait ensuite les tissus et les couleurs appropriés. Une entreprise allemande révolutionne cette idée en décidant de créer en rapport avec le tissu restant et disponible au lieu de commander et de faire fabriquer selon les volontés du créateur qui doit de manière inédite s’adapter. La maison FANTOME distribuée sur Vegan Vogue apparaît à ce titre comme un bon exemple en recyclant le matériel disponible, et en faisant du neuf avec du vieux avec la chambre à air du vélo, matériel inépuisable et qui n’est pas utilisé pour un autre emploi. La chambre à air uniquement collectée en France pour réduire les transports et la fabrication est réalisée à Bordeaux où siège FANTOME. Cette entreprise familiale créée par le couple Burke travaille uniquement au niveau local et illustre merveilleursement la Slow fashion, une idée qui commence progressivement à changer le milieu de la mode qui veut que l’article fabriqué dure dans le temps. Nous allons ainsi moins consommer et ne pas changer de sac après chaque nouvelle saison, la chambre à air supportant la pluie aussi bien que la neige.

Aucun frein n'empêche toutes ces entreprises pour être vertueuses, même la doublure des sacs trouve une alternative intéressante. En général toutes les marques qui oeuvrent sur le recyclage ou avec du cuir végétal ne souhaitent pas utiliser les produits issus des animaux et de ce fait la doublure se doit d’être en coton bio cultivé dans le respect de la nature. Certains travaillent avec un mélange de polyester recyclé et fibres de bambou comme par exemple JEAN LOUIS MAHÉ. La créatrice CAMILLE, également disponible sur Vegan Vogue, utilise du polyester recyclé pour la doublure de ses sacs parfois fabriqués avec un cuir végétal en Pinatex fait avec des feuilles d’ananas, un matériel léger et résistant. 

D'autres marques sont aussi inventives comme KWEDER que je vous invite à décourvrir sur Vegan Vogue, témoignant ainsi des nombreuses possibilités de trouver de très beaux sacs sans nuire à la biodiversité et à la planète qui en a bien besoin car depuis quelques jours, nous venons de battre un triste record puisque notre planète vit dorénavant à crédit alors que cela arrivait en août en 2015...


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